Le pire, c'est ce sourire crétin imprégné de dégoût satisfait, il faut l'avouer, qui illumine cette chose informe et depuis longtemps inexpressive me tenant lieu de visage, tandis que je tape le titre de ce post. Et voilà, une dépressive de plus sur la toile, doit-on se dire. Pas exactement, en fait: je n'en suis pas à ce point, ou peut-être que je l'ai déjà dépassé, à vous d'en juger. Disons que je ne me considère plus comme partie intégrante du monde des vivants, monde qui me répugne et que je fuis autant que possible. Pourquoi un blog? "J'en sais rien". Réponse facile, réflexe de survie, déclanchée dès l'école primaire par tant de connards. Pourquoi devoir toujours se justifier? Bon, je vais être sincère: il est 1h30 du mat', je me fais chier, donc j'ai été prise d'une envie inexplicable de baratiner mon mal-être sur un blog. Le soupçon de générosité qu'il me reste me pousse en effet à offrir un peu de lecture à tous les insomniaques de ce bas monde. J'en ai déjà marre d'écrire, là. On verra plus tard. Je vais me fumer une clope. |